Plus on en a, plus ce n’est pas suffisant pour nous. La philosophie d’Emmanuel Kant

Plus on en a, plus ce n’est pas suffisant pour nous. La philosophie d’Emmanuel Kant

Le philosophe allemand Emmanuel Kant est toujours considéré comme l’un des plus grands penseurs de l’histoire de l’humanité. Il est décédé il y a plus de 200 ans, mais ses propos sont toujours d’actualité.

Voyons ce sur quoi le grand Kant a raisonné et avec quelle facilité il a pu expliquer les processus complexes de la vie.

La responsabilité de nos vies

Kant affirmait que les gens créent leurs propres problèmes et les conditions dans lesquelles ils sont forcés de souffrir.

Celui qui devient un ver rampant peut alors se plaindre d’être écrasé ?

Et c’est difficile d’argumenter avec ça. Si vous gardez les mains en l’air, ne laissez pas les autres profiter de vous ou vous humilier, vous serez toujours au sommet. Et si c’est le cas, ne vous plaignez pas, mais réparez la situation.

A propos du sentiment d’insatisfaction

Pensez à une personne qui était 100 % heureuse dans sa vie ! Je suis sûr qu’il n’y en a pas une seule !

Combien de fois nous plaignons-nous du destin, d’avoir encore plus que ce dont nous avons besoin pour être heureux ! Combien de fois sommes-nous insatisfaits de nos bons enfants et de nos conjoints qui ont fait une erreur ?

Se sentir insatisfait de la vie et de soi-même est le problème humain le plus courant. Utilisant cette particularité qui est la nôtre, les plus grands fabricants de biens nous incitent à faire de nouveaux achats, les designers créent de nouvelles collections de vêtements pour nous obliger à suivre la mode…

Plus on en a, plus ce n’est pas suffisant pour nous. Donnez à une personne tout ce qu’elle veut, et dès qu’elle l’aura fait, elle aura l’impression d’avoir été privée. Que ce n’est vraiment pas tout.

L’insatisfaction est un grand moteur des rêves et des actions des gens. D’une part, c’est un tourment éternel et une « chasse à la carotte » sans fin, d’autre part, le sentiment d’insatisfaction est une grande motivation pour le développement de l’humanité.

Une personne pense rarement à la lumière dans l’obscurité, au bonheur dans le malheur, au contentement dans la misère. À l’inverse, une personne pense toujours à l’obscurité de la lumière, au trouble du bonheur et à la pauvreté de la prospérité.

A propos du centre d’attention

Les psychologues nous ont maintes fois parlé des bienfaits de la pensée positive, de l’habitude de remarquer avant tout le bien dans le monde qui nous entoure. La beauté est dans l’œil de celui qui regarde, disaient les classiques. Et si vous concentrez votre attention principalement sur le bien, alors la vie devient automatiquement plus facile et plus intéressante.

C’était également l’avis de Kant. Il affirmait :

L’un regarde dans une flaque d’eau et voit de la boue, l’autre voit des étoiles qui s’y reflètent.

Notre état d’esprit et notre façon de penser sont les principaux moteurs de notre bonheur. C’est comme si nous avions un kaléidoscope installé dans nos yeux qui crée un modèle à partir de nos expériences, de nos sentiments et de nos humeurs. C’est pourquoi, en regardant la même personne, différentes personnes ont des idées différentes à son sujet. Certains la trouvent belle, d’autres la trouvent laide.

Sur l’impossibilité de comprendre la nature humaine

Depuis des milliers d’années, les penseurs et les scientifiques tentent de comprendre le fonctionnement du cerveau humain et du monde en général. Cependant, plus nous en apprenons sur nous-mêmes et sur l’univers, plus nous semblons nous éloigner de la vérité.

Il existe de nombreuses théories et hypothèses sur la façon dont tout est organisé, mais la vie nous réserve périodiquement des surprises inattendues qui les réfutent complètement. Alors, où se trouve la vérité et est-il nécessaire de la chercher ?

Voici ce qu’en dit Kant :

Si un jour un être d’un ordre supérieur prenait en charge notre éducation, alors nous verrions vraiment ce qui peut sortir d’un être humain.

Sur nos peurs

La peur de la maladie et de l’infirmité, un désir maniaque de prendre soin de sa santé qui dépasse les limites de la normalité – tout cela, selon Kant, ne prolonge pas, mais raccourcit plutôt les jours. Si nous surestimons l’importance d’un événement ou d’un fait, nous créons un potentiel énergétique excédentaire, et les forces du monde extérieur tentent d’éteindre ce déséquilibre.

On dit, non sans raison, que les peurs les plus effrayantes de beaucoup de gens se réalisent pour une raison ou une autre, parce qu’ils les gardent constamment à l’esprit !

Kant a parlé de ce phénomène de manière simple et claire :

Si une personne pense constamment à la façon de prolonger sa vie, elle ne profitera jamais de la vie qu’elle a maintenant.

A propos de la preuve de l’existence de Dieu

Emmanuel Kant n’était pas croyant, mais il ne niait pas l’existence de Dieu. Il disait que, de toute façon, il fallait vivre comme s’il existait. Après tout, c’est la foi qui éveille en l’homme le désir d’agir avec conscience et empathie pour le monde qui l’entoure.

Le ciel étoilé et les planètes lointaines nous font trembler. Nous nous émerveillons de ce qui échappe à notre contrôle. L’humanité est programmée pour chercher une meilleure voie pour elle-même, pour chercher une puissance supérieure. C’est naturel.

Pourtant, Kant lui-même n’admettait pas être agnostique et critiquait férocement le scepticisme. Et ses détracteurs l’accusaient d’idéalisme excessif. Le grand philosophe a déclaré :

Deux choses me témoignent de l’existence de Dieu : les étoiles au-dessus de moi et la conscience en moi.

Selon Kant, la connaissance de la nature divine des choses est inscrite dans chaque être humain comme un programme de base : nous naissons avec cette connaissance. Et si le Tout-Puissant existe, nous en ressentons les signes au plus profond de nous-mêmes, à un niveau intuitif.


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